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13 Février 2017 à 10.21h

 » Les Femmes et les Enfants d’abord !!!  »

Alors que toutes les ondes de la planètes célébraient la journée mondiale de la radio en ce lundi 13 février, Campus
FM, radio associative aux bientôt trente-cinq années d’émissions hertziennes, a connu un des épisodes les plus douloureux de son existence.La ville de Toulouse ayant lancé le grand chantier de modernisation des rues adjacentes à la place du Capitole, les ouvriers et les pelleteuses mécaniques étaient de sorties devant le 15 rue des lois.En milieu de matinée, un ouvrier a porté un sérieux coup de pelle mécanique sur une grosse canalisation d’eau potable, créant ainsi un véritable torrent dans la tranchée de plusieurs mètres creusée pour les besoins du chantier.
Compte tenu de la puissance du débit et de l’extrême proximité des locaux de Campus FM situés au sous-sol du bâtiment
localisé devant la tranchée en question, il n’a pas fallu plus de quelques minutes pour que l’eau envahisse les studios et bureaux de la radio.2 salariés et un stagiaire présents sur les lieux à ce moment ont tout juste eu le temps de couper électricité et d’essayer de sauver des eaux quelques éléments matériels se trouvant à portée de mains.En l’espace de 20 minutes l’ensemble du local a été envahi de plus de 50 centimètres d’une eau boueuse.
Pendant près d’une heure, les ouvriers en charge du chantier ont essayé, en vain, de trouver la vanne pour arrêter le débit d’eau qui inondait la rue et notre local. Lorsque la vanne a enfin pu être actionnée, le mal était fait : la quasi-totalité du matériel
était déjà perdu sous les eaux.
Pendant les 48 heures qui ont suivi ce sinistre, Campus FM n’a pas pu émettre sur sa fréquence et sur le net. Le local du 15
rue des Lois occupé par la radio depuis sa création au début des années 80 est à ce jour inutilisable pour d’évidentes
raisons d’humidité ambiante et de sécurité. Rapidement, plusieurs acteurs associatifs et en particulier quelques radios associatives toulousaines, comme FMR et Radio Mon Païs (un grand merci à vous !) nous ont proposé leur aide et du matériel de secours. Radio FMR a spontanément proposé que nous occupions un petit bureau dans ses locaux afin de réinstaller un système d’émission temporaire et un logiciel d’automatisation d’antenne, ce qui nous a permis de rediffuser sur les 94 MHz dès le mercredi.A ce jour nous sommes toujours dans l’impossibilité de diffuser en direct, mais quelques émissions ont pu être enregistrées dans les studios que Radio Mon Païs a gentiment mis à notre disposition de manière ponctuelle.Tous les jours nous recevons de nombreux messages de soutien, de nos auditeurs, des partenaires associatifs et culturels, de la presse régionale : qu’ils trouvent dans ces quelques lignes l’expression de nos profonds et sincères remerciements. Il est impossible de nommer toutes celles et ceux qui nous ont aidé ou apporté un soutien moral au cours de ces 15 derniers jours tant la liste est longue.Quelle solution de (re)logement pour notre média associatif ?
Il y a presque 24 mois que l’Université Fédérale de Toulouse Midi Pyrénées nous demande de quitter cette cave que nous occupons depuis la création de la radio, pour la réaffecter à d’autres services, mais sans nous proposer de solution de relogement. Cette impasse, conjuguée à l’inondation du 13 Février, rend la situation préoccupante car malgré le soutien du réseau associatif, notre association est plus fragile que jamais. Sensible à nos difficultés et au communiqué de presse que nous avons émis le 14 février, l’Université Fédérale de Toulouse Midi Pyrénées a certes réuni autour d’une table ronde plusieurs acteurs (plusieurs services de l’Université Fédérales, des représentants du CROUS, de Toulouse Métropole et de l’Université Paul Sabatier) afin d’explorer les solutions de relogement pérenne (et même temporaires) pour notre association. Malgré la bienveillance des participants, aucune piste sérieuse pouvant offrir une solution à court terme n’a pas pu être identifiée. Nous travaillons donc, avec le soutien de notre assureur, à ce que les locaux que nous occupions soient rapidement asséchés et remis en état afin que nous puissions nous réapproprier notre média, et reprendre toutes activités, radiophoniques pédagogiques, administratives…

Certes nous avons été fragilisés et un peu engourdis par cette douche froide, mais l’engagement de nos salariés et de nos adhérents nous a permis de réagir rapidement et d’aller de l’avant avec le soutien du tissu associatif toulousain. Aujourd’hui nous sommes en pleine reconstruction, et accordons une grande attention et une grande vigilance sur les solutions de relogement que nous proposerons nos partenaires institutionnels. Nous vous tiendrons très prochainement informés des prochains épisodes !